1er Mai

logo édito 2

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Jean Markun,
Secrétaire national du POI.

Patronat et gouvernements qui se succèdent n’ont jamais digéré ce que le mouvement ouvrier leur a arraché.

Comment créer les conditions pour bloquer la politique du gouvernement ? Comment construire la force politique dont nous avons besoin ? Nous avons contre nous le patronat organisé à l’échelle de l’Union européenne, très motivé pour la construction européenne, véritable machine de guerre pour la destruction de nos acquis. Nous avons les gouvernements qui se succèdent et se relaient pour la même politique. Et nous avons les problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs dans leurs organisations syndicales.

Ce qui vient de se passer aux dernières élections, avec les taux d’abstention que nous avons observés, nous indique que les travailleurs cherchent une issue, et pour le moment, n’ayant pas d’autres solutions, ils se manifestent par le rejet au travers d’une très forte abstention.

Les travailleurs sont capables pourtant de se rassembler et d’agir. Nous l’avons vu tout récemment pour la journée du 9 avril : plus de 300 000 personnes dans les rues, des centaines de milliers en grève contre la loi Macron et le pacte de responsabilité, deux mesures qui concentrent la soumission du gouvernement Hollande-Valls aux institutions de l’Union européenne.

Les travailleurs cherchent des solutions face à l’asservissement pratiqué par le patronat et le gouvernement. Tout cela dans un cadre général où le capitalisme construit un nouvel ordre mondial, où ses deux mots d’ordre sont : guerres et taux d’exploitation. L’autre arme du patronat et du pouvoir : l’organisation d’une démarche consensuelle au travers du dialogue social. Y sont recherchés la domestication des syndicats et le muselage des travailleurs.

La journée du 9 avril exige de créer les conditions d’une suite. C’est d’une grève générale qu’il faut débattre et d’un blocage du pays si nous voulons déboucher.

La politique dictatoriale de l’Union européenne (comme nous le voyons encore pour la Grèce) exige encore plus de « contre-réformes ». Le gouvernement de notre pays n’hésite pas à lui obéir, malgré le rejet, en nous affirmant qu’il est décidé à poursuivre, et annonce une seconde loi Macron où le mot d’ordre est : tout pour le patronat !

L’Union européenne vérifie que la France obéit à ses directives : le gouvernement vient de remettre aux autorités de Bruxelles son « programme national de réformes » en application des traités européens, en particulier le TSCG.

En réponse aux exigences de la Commission européenne qui affirme que le pacte de responsabilité était insuffisant, le gouvernement Hollande-Valls a annoncé 9 milliards d’euros de coupes supplémentaires dans les dépenses publiques. Dans tous les domaines, le gouvernement s’attaque aux droits ouvriers et démocratiques.

Attaques contre les droits acquis, le pouvoir d’achat, les retraites, les hôpitaux et la Sécurité sociale, les communes, les droits et libertés syndicales : si nous voulons vivre mieux et libres, nous devons nous poser des questions qui nous mobiliseront pour une unité sur des bases claires, avec les syndicats, et imaginer l’après-9 avril. Si nous voulons vivre mieux et libres, il nous faut aider à construire une force politique, une authentique représentation politique des intérêts de la classe ouvrière.

Rappelons-nous que rien ne nous a été donné, rien ne nous est tombé du ciel, tout va dépendre des forces que nous saurons développer.

Plus que jamais le choix se rapporte à cette perspective : socialisme ou barbarie.

Vive le combat de la classe ouvrière !

 

Catégories: EDITORIAL

Recevez nos informations

Subscribe to our RSS feed and social profiles to receive updates.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 978 autres abonnés