
Le gouvernement a présenté le 15 avril son programme de stabilité, dont l’objectif est de satisfaire les exigences de la Commission européenne en ramenant le déficit public à 3 % pour 2017.
Bruxelles exige déjà 4 millions d’euros supplémentaires pour respecter l’objectif 2015, les économies de 21 milliards prévues étant basées sur une prévision d’inflation supérieure à la réalité actuelle. Dès 2015, les budgets de l’État et des opérateurs seront donc amputés de 1,2 milliard. Les dépenses d’assurance maladie seront réduites de 600 millions, celles du reste du secteur social de 400 millions.
Des économies supplémentaires de 5 milliards sont annoncées pour 2016. Le gouvernement considère que l’inflation étant nulle, le gel des salaires des fonctionnaires et des retraites, qui sera poursuivi, ne suffit pas à tenir les objectifs d’économies. Les coupes supplémentaires atteindraient 1,6 milliard pour l’État et ses opérateurs, 2,2 milliards pour les dépenses sociales et 1,2 milliard pour les collectivités locales.
Pour ces dernières, elles s’ajouteraient à la baisse des dotations de 3,7 milliards déjà prévue et affecteraient les budgets de fonctionnement. Le but est d’éviter que le ralentissement de l’inflation ne conduise à l’augmentation des dépenses. À cet effet, un objectif de dépenses locales sera fixé par le gouvernement, accompagné d’une réduction des normes.
Au programme de stabilité de 88 pages est joint un programme national de réforme de 171 pages détaillant les mesures destinées en particulier à accroître la compétitivité et réformer le marché du travail.