
Ce mardi 10 mars, les ministres des finances de l’UE se réunissent à Bruxelles pour examiner l’application du pacte de stabilité européen.
La France ne respecte pas la trajectoire de réduction de ses dépenses publiques (4,4% de déficit en 2014) et la discussion est rude sur les mesures à prendre pour la contraindre à respecter le traité.
Normalement la France aurait du être sanctionnée lourdement, (le déficit prévu est de 4,1% en 2015), or la Commission va recommander que le délai de retour au déficit de 3% prévu en 2015 soit repoussé à 2017. En contrepartie la France doit augmenter de 4 milliards ses coupes budgétaires d’ici fin avril et de 20 milliards dans les deux prochaines années, et accélérer les réformes de démantèlement du code du travail.
Ces dispositions ont été considérées comme un traitement de faveur par plusieurs pays, alors que la Commission avait été plus brutale pour d’autres pays. La président Juncker a jugé peu judicieux de recourir aux sanctions vu la faiblesse du gouvernement Hollande et la montée de l’hostilité à ces traités partout en Europe. Le 10 juin sera examiné à nouveau l’opportunité d’une sanction.
Au même moment les ministres des finances exigent de la Grèce des garanties d’application du mémorandum et veulent imposer le retour de la troïka à Athènes.