
Le bureau du comité départemental de Moselle du POI, dans le cadre de la préparation du Ve Congrès ouvert, a décidé de publier un bulletin de discussion, ouvert à toutes celles et tous ceux, militants ouvriers et élus, qui cherchent une issue conforme aux intérêts de la classe ouvrière, pour bloquer la politique du gouvernement Hollande-Valls. Nous donnons la parole à Philippe Kugler, syndicaliste dans l’enseignement professionnel.
D’où vient le plan de restructuration-destruction de l’enseignement professionnel public ?
Actuellement, nous subissons un processus entamé dans les années 2000, et accéléré lors du passage du bac professionnel de quatre à trois ans, qui a dévalorisé le BEP en deux ans et aggravé la fermeture des lycées professionnels publics. Dans un premier temps, en application des lois de décentralisation, les locaux et les personnels techniques et d’entretien ont été transférés aux régions. En 2013, avec la loi Peillon, la carte des formations professionnelles a été transférée à son tour aux régions.
Qu’a décidé le conseil régional de Lorraine à majorité PS-PCF-Verts ?
Le président PS du conseil régional, JeanPierre Masseret, a affirmé dans un premier temps qu’il n’y aurait pas de fermeture d’établissements. Mais c’est le contraire qu’il a organisé : fermeture des lycées professionnels à Saulxures (Vosges), à Metz, à Thionville, mais aussi Morhange, qui, selon le même JeanPierre Masseret, devait être maintenu en raison de sa situation géographique en zone rurale.
Quelles actions sont en cours ?
Dans un premier temps, les fédérations FO et CGT de l’enseignement ont appelé à manifester contre les fermetures. Le 20 janvier se tient un conseil académique de l’Education nationale. Un conseiller régional PCF a déclaré que les fermetures sont « irrévocables » !
Je suis moi-même au PCF et je n’accepte pas ! Il fut un temps où le PCF se battait contre les fermetures d’usines ; maintenant, certains se battent pour les fermetures des lycées professionnels ! C’est l’accompagnement du pacte de responsabilité du gouvernement. L’issue, c’est de s’unir pour l’annulation du plan de fermeture des lycées professionnels et, par conséquent, l’abandon du pacte de responsabilité.
(lu dans Informations Ouvrières n°335)