
Aider le peuple grec, c’est imposer
au gouvernement Hollande le retrait de la loi Macron
Le président Hollande, en parfait agent de l’Union européenne, a osé déclarer après le vote du peuple grec : « Le rôle de la France est de trouver une solution, de contribuer à un accord, mais dans le respect, respect du vote des Grecs mais respect des règles européennes et respect des engagements », c’est-à-dire la poursuite des contre-réformes !
Respecter le vote des Grecs ?
« Respecter le vote des Grecs », ce n’est pas contraindre le peuple grec à payer une dette fabriquée et creusée par les spéculateurs.
« Respecter le vote des Grecs », c’est respecter les exigences de la classe ouvrière grecque, qui avait répondu vingt fois aux appels de ses directions à des grèves générales de vingt-quatre heures contre le mémorandum, et qui, dans ces élections, a réaffirmé : « Dehors le mémorandum ! Dehors la troïka ! »
Ou respecter les exigences de la troïka ?
« Respecter les règles européennes et les engagements », c’est ce que fait le gouvernement Hollande-Valls avec son pacte de responsabilité et sa loi Macron qui s’attaquent à tous les acquis démocratiques et ouvriers !
Face à cette politique, les travailleurs de tout le continent se posent la question : comment aider les travailleurs et le peuple grecs ?
Faut-il demander à la Banque centrale européenne (BCE) de bien vouloir « réorienter sa politique monétaire pour permettre un vrai développement économique et inscrire dans ses missions la lutte contre le chômage de masse » ?
Mais le rôle de la BCE, défini par les traités européens successifs, c’est de préserver l’intérêt des capitalistes, des banquiers et des spéculateurs, et rien d’autre !
Faut-il demander une renégociation ou un étalement de la dette ? Non !
La dette doit être purement et simplement annulée !
En France, aider les travailleurs grecs, c’est combattre le gouvernement Hollande-Valls. C’est le contraindre à reculer. C’est mettre en échec les plans anti-ouvriers. C’est combattre le pacte de responsabilité et la loi Macron.
Le seul moyen est celui de la mobilisation unie, de la lutte de classe dans l’unité des travailleurs et de leurs organisations.
Ainsi sera confortée la résistance de la classe ouvrière grecque. Ainsi sera ouverte la voie au combat commun de tous les peuples d’Europe pour en finir avec la dictature de la troïka, de la BCE et de l’euro.