
La presse qualifie « d’offensive diplomatique » la demande de l’Autorité palestinienne d’adhérer à la CPI après le rejet, le 30 décembre dernier, d’une résolution qu’elle avait présentée à l’ONU proposant un accord de paix d’ici à douze mois et le retrait israélien des territoires occupés avant la fin 2017.
L’AFP du 4 janvier rapporte les propos d’un juriste palestinien selon lequel la première plainte devant le tribunal de La Haye devrait porter sur l’attaque contre Gaza de cet été.
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou affirme: «nous ne permettrons pas que les soldats et les officiers de Tsahal soient traînés devant le tribunal de La Haye.».
Nissim Ben Sheetrit, haut responsable des affaires étrangères, évoque lui une réponse «plus dure et globale».
L’Etat d’Israël a d’ores et déjà gelé le versement de 106 millions d’euros de taxes. Depuis les Accords d’Oslo de 1993, Israël collecte pour le compte de l’Autorité palestinienne des taxes qui représentent près des deux tiers du budget palestinien. Cette mesure met en péril la paye des 150.000 fonctionnaires palestiniens. Ce moyen de pression avait déjà été utilisé en avril 2014 lors de la «réconciliation» entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le Hamas.
« Israël est sur le point de passer de la défense à l’attaque » a déclaré Benyamin Nétanyahou
Le ministre israélien des renseignements Youval Steinitz précise : «si les Palestiniens ne reviennent pas en arrière nous devrons prendre des mesures encore plus dures jusqu’à une dissolution progressive, une neutralisation progressive de l’Autorité palestinienne ».