
La conseillère municipale du POI à Montreuil s’est opposée au conseil municipal du 18 décembre, à la présentation d’un budget 2015 amputé de 3,67 millions d’euros en application de la baisse de 11 milliards des dotations de l’Etat aux collectivités locales – qui elle même découle de la mise en oeuvre du pacte de responsabilité.
«3,67 millions d’euros que l’Etat vole à la ville de Montreuil en 2015, et autant les deux années suivantes. L’alternative est simple : ou bien on proteste et on finit par accepter – et, pour reprendre les termes du document sur les orientations budgétaires qui nous est soumis, on « prend acte » – ou bien on refuse et on organise la résistance.»
C’est ainsi que Christel Keiser, conseillère municipale à Montreuil, débute son intervention dans le débat budgétaire qui voit la majorité PCF-PS-Vert de la ville préparer des mesures drastiques d’austérité. L’élue du POI cite le document budgétaire proposé :
- « prendre acte tous ensemble de la nécessité de revoir le périmètre des politiques publiques municipales. »
- « ralentir le rythme de construction annuel de logements neufs. »
- « organiser la chasse aux dépenses inutiles »
- « refonder la politique tarifaire des services. »
- « diminuer de 10% toutes les dépenses de fonctionnement. »
« On nous objectera que ces 3,67 millions d’euros nous ne les avons pas »
A ces mesures le maire PCF ajoute encore l’annonce du blocage de la masse salariale 2015 au niveau 2014. Or le « Glissement vieillesse technicité », en application des statuts des personnels, implique une augmentation automatique de la masse salariale de 2,5 millions d’euros en 2015. Le blocage de la masse salariale sous-entend donc des suppressions de postes…
« Le seul moyen (…) c’est de ne pas relayer la politique du gouvernement, déclare Christel Keiser, et donc de présenter un budget qui maintienne les 3,67 millions d’euros que le gouvernement prétend voler à Montreuil, permettant ainsi de maintenir tous les services rendus à la population, tous les personnels et tous les investissements. On nous objectera que ces 3,67 millions d’euros nous ne les avons pas. C’est précisément pour cette raison qu’une politique de résistance impliquerait que, dans le même mouvement, le conseil municipal en appelle à la mobilisation de la population, élus en tête, pour aller par milliers à Matignon exiger que soient rendus les 3,67 millions d’euros. C’est le sens du voeu que nous présenterons lors du conseil municipal de février prochain qui sera amené, en principe, à voter le budget 2015. Je vous remercie.«