
La fin du monde n’a pas eu lieu: le 21 décembre 2012 n’était que la fin d’un cycle de 5125 ans dans le calendrier maya, et le début d’une nouvelle ère, ouf !
385 pièces mexicaines sont exposées Quai Branly, alors que l’empire maya englobait le Guatemala (berceau de la civilisation maya), le Belize, le Honduras et le Salvador: il correspond aujourd’hui à 1500 sites répertoriés.
Parmi ces objets de la culture des Mayas - qui sont arrivés en Amérique 2600 ans avant notre ère : le trousseau funéraire des aristocrates, les bijoux, les bas-reliefs, les frises, les fresques au réalisme étonnant dans les moindres détails. Le bestiaire maya foisonne: jaguar, serpent, toucan, aux couleurs éclatantes, où triomphe le fameux «bleu maya». Les couteaux en obsidienne servaient aux sacrifices humains, qui étaient des offrandes par lesquelles les Mayas se conciliaient les dieux, dispensateurs de la lumière et de la pluie nécessaires aux cultures.
Les Mayas ont inventé le football sous le nom de «Pok-ta-Pok»: la balle en latex représente le Soleil, et, pendant le match, elle ne doit jamais toucher le sol.
Les vases funéraires contenaient du maïs et du cacao (que les Mayas ont été les premiers à cultiver), qui constituaient leur «viatique», au sens propre du mot: «ce qu’on emporte en voyage» (dans l’au-delà). Car le jour le plus important de la vie, c’est celui de la mort, auquel on se prépare pendant toute son existence.
Les masques funéraires en jade étaient réservés aux rois, et présentaient l’effi-gie du dieu du Maïs ou de la Pluie: c’était une théo-phanie (l’apparition d’un dieu). Le dieu du Maïs a un crâne dolichocéphale: en forme d’épi de maïs. Le jade est lié à la fertilité par sa couleur et son aspect aquatique, la pluie faisant pousser le maïs. De plus, le défunt, en s’attribuant les traits d’une divinité, en captait l’immortalité, et, ce faisant, il manifestait son rôle d’intermédiaire indispensable entre les hommes et les dieux, pour obtenir la soumission du peuple.
«Mayas, révélation d’un temps sans fin» [le Temps est une série de cycles],
exposition au Musée du quai Branly, jusqu’au 8 février.