
Le budget présenté par le gouvernement Hollande-Valls vient d’être voté.
Il met en pratique, pour 2015, le pacte de responsabilité :
- 21 milliards d’euros de coupes dans les services publics, dans la protection sociale ;
- 7 milliards d’euros de coupes pour les collectivités territoriales.
Cela pour financer les milliards d’euros d’exonérations au bénéfice des patrons !
Cela pour financer les guerres dans lesquelles le gouvernement Hollande est engagé sur quatre continents.
Les dépenses de guerre dans lesquelles le gouvernement engage le pays, sous le commandement d’Obama, dépassent le 1,3 milliard d’euros déjà prévu en 2014 !
Qu’à cela ne tienne. Le gouvernement va encore tailler dans les budgets publics.
Et pour commencer, en diminuant de 202 millions d’euros le budget de l’Éducation nationale !
Et le gouvernement veut maintenant vendre les activités d’Alstom dans l’énergie au groupe américain General Electric : 4 milliards d’euros de cadeaux pour les actionnaires.
Encouragé par cette politique « pro-business », comme le dit Valls lui-même, le Medef demande maintenant la suppression des 90 000 délégués du personnel élus par les travailleurs dans les entreprises de moins de 50 salariés.
Le ministre Macron veut, selon le journal capitaliste Les Echos, « frapper fort » en étendant le travail du dimanche et en dispensant les patrons des compensations salariales !
Guerre, destruction des services publics, attaques contre la protection sociale et les droits syndicaux : il faut bloquer ce gouvernement !
Un sentiment majoritaire s’affirme dans tout le pays :
Rejet de Hollande, de sa politique, de son gouvernement
« Seule la classe ouvrière avec ses organisations est capable de bloquer cette politique et imposer l’abandon de ces plans meurtriers. Aider à réaliser les conditions de ce mouvement d’ensemble est une urgence absolue.
C’est le rassemblement de la classe ouvrière avec ses organisations exigeant le retrait du pacte de responsabilité, et entraînant toutes les couches de la population victimes de cette politique, qui peut ouvrir une “alternative à la politique actuelle”. Laquelle ne peut consister ni en replâtrage des institutions, ni en “alternance” de la droite ou de l’extrême droite, ni en union nationale gauche-droite : car alors continueraient à s’appliquer les plans de l’Union européenne et de la classe capitaliste.
Une véritable “alternative” de rupture avec l’Union européenne et la Ve République implique de poser la question de l’élection d’une Assemblée constituante, non comme une combinaison politicienne, mais comme le produit de l’action de classe de millions de travailleurs engagés dans le combat pour récupérer leurs droits et reconquérir la démocratie » (extraits du communiqué du bureau national du POI du 8 novembre).