En guerre sur quatre continents !…

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L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.

Passant en boucle sur tous les moyens de communication, d’atroces images martèlent le message : la barbarie est installée, elle est parmi nous. La barbarie ? Indiscutable ! Qui l’a déclenchée ? Selon le journal Le Monde, Hollande fait «plus de guerres» avec « moins de moyens ». Plus de guerres ?

C’est sûr : l’article signale que les effectifs des troupes françaises au Sahel pour-raient atteindre trois mille cinq cents soldats début 2015, que les drones français s’apprêtent à être déployés en Ukraine et que la marine nationale continue de croiser en mer Noire.

Le chef d’état-major de l’armée française précise : « Nous avons plus de vingt mille hommes déployés hors de la métropole, dont plus de huit mille au profit de 27 opérations sur quatre continents dans les airs et sur tous les océans. »

Le gouvernement Hollande-Valls est ainsi engagé dans une guerre généralisée sur quatre continents, sous le haut commandement américain, dont le chef Obama vient de déclarer qu’il est « trop tôt pour dire si les Etats-Unis et ses alliés de la coalition gagneront la guerre ». Guerre longue, guerre qui tend à se généraliser et qui porte la mort et la désolation sur quatre continents…

« Moins de moyens » pour la guerre… ? Si l’on en croit Le Monde, les « Opex » -« opérations militaires extérieures », autrement dit, les interventions guerrières – ont vu leur budget 2014 gonfler à près de trois fois le montant initialement prévu (1,2 milliard contre 450 millions). Comment faire face à cette dérive budgétaire en période d’austérité ? Tous les autres ministères sont mis à contribution, en rognant sur leurs dépenses, déjà contractées, pour financer les guerres d’agression contre les peuples du monde entier.

Risque de dérive budgétaire alimentée par cette économie de guerre florissante ? Dans Les Echos, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, envisage que la Banque centrale européenne (BCE) achètera « si nécessaire des emprunts d’Etat », autrement dit : la BCE est prête à éponger les dettes publiques avec de la monnaie de singe !

Mais à une condition, s’agissant de la France : que le gouvernement aille encore plus loin dans les contre-réformes, qu’il s’emploie à « revoir les mécanismes d’indexation du Smic, donner plus de latitude aux partenaires sociaux dérogeant à la durée légale du travail dans l’entreprise, assouplir les règles du licenciement ».

D’un côté, le gonflement sans limite des dépenses d’armement, de l’autre, le pillage des budgets publics pour financer la guerre sur quatre continents, le renflouement de la dette des États par la planche à billets européenne et l’accélération des « réformes » destructrices des droits de la classe ouvrière et de la démocratie pour trouver les « gisements d’économies » nécessaires à cette politique de destruction.

Guerre à l’extérieur, guerre à l’intérieur : une même politique des grandes puissances impérialistes au service des intérêts des multinationales et de la classe capitaliste. Voilà pourquoi la classe ouvrière dans notre pays n’a d’autre choix que de combattre dans tous les aspects la politique de ce gouvernement de guerre et de s’opposer à toutes les interventions étrangères qui ne visent rien d’autre que la défense des intérêts des puissants, des exploiteurs, et de leur appétit insatiable de profit et de pillage. Telle est la position du Parti ouvrier indépendant.

 

Catégories: EDITORIAL

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