
Le gouvernement Hollande-Valls a présenté son projet de budget 2015.
Il est entièrement au service des capitalistes et de la guerre.
Qu’on en juge !
Pour les patrons et la guerre
+ 2 milliards d’euros pour les interventions militaires en Afrique, en Syrie, en Irak…
+ 20 milliards de crédit d’impôt pour les patrons.
Et de nouvelles exonérations de cotisations sociales : 6,3 milliards
Contre les travailleurs et la population
7,7 de milliards d’euros de coupes dans les services publics,
3,7 milliards en moins pour les collectivités territoriales.
Et dans les budgets de la protection sociale, on coupe à la hache : 9,6 milliards d’euros.
Plus le gouvernement multiplie les cadeaux aux patrons, plus ceux-ci suppriment des emplois
Selon les chiffres officiels de l’Unedic, le nombre de travailleurs privés d’emploi a augmenté de 6 % en un an (d’août 2013 à août 2014, plus 285 700 pour les seuls chômeurs de la catégorie A).
Voilà le résultat de la politique du gouvernement Hollande-Valls au service des capitalistes.
Voilà le résultat de la mise en œuvre des directives dictées par l’Union européenne et par le Fonds monétaire international.
Pendant ce temps, les spéculateurs capitalistes réalisent des profits faramineux : la valorisation boursière mondiale vient de battre son niveau historique, passant de 25 000 milliards de dollars en mars 2009 à 66 000 milliards aujourd’hui !
Alors, que l’on ne nous fasse pas de discours sur la crise : d’un point de vue ouvrier, pas un centime de coupe prévu dans le pacte de responsabilité n’a la moindre justification !
Pour se sauver de l’asphyxie, de l’atomisation, de la destruction, auxquelles des gouvernements sans scrupule, au seul service des capitalistes, prétendent les condamner, les travailleurs et leurs organisations n’ont d’autre choix que la résistance.
Opposer un « non » sans compromis ni accommodement au gouvernement Hollande-Valls, à son pacte et à ses contre-réformes : là est le point de départ de l’indépendance politique du mouvement ouvrier et donc de la résistance qui, faisant reculer le gouvernement, ouvrira la voie à l’indispensable rupture avec le carcan du FMI, de l’Union européenne, de la Ve République, et de toutes les institutions de la classe capitaliste.