Les dessins de Barbe au Musée de l’érotisme à Paris

André Barbe autoportrait 2

culture

« En tant que femme, je trouve votre travail d’une douceur et d’une beauté sans pareilles. Vous savez lire entre les lignes…de notre corps » (notation sur le Livre d’or de l’exposition).

 

femme au crayon - André BarbeLa main de Barbe dessine le soutien-gorge d’une jeune fille, et le dénoue en même temps.

Ayant terminé le portrait d’une femme, le crayon du dessinateur se glisse dans son décolleté, pour l’échancrer largement.

Strip-poker : un garçon et une fille jouent ensemble. A la fin de la partie, ils se retrouvent tous les deux entièrement nus. Le garçon joue à pile ou face pour désigner le vainqueur (ou pour décider de la suite ?).

Un jeune garçon enfile son tee-shirt, orné d’une fille avec un grand décolleté. Il y plonge sa main, et se retrouve dans l’attitude de Napoléon quand il avait sa main dans son gilet.

Un faune poursuit une naïade et la viole. Un centaure (homme-cheval) vole à son secours, puis fait la même chose (mais avec un sexe d’une toute autre ampleur).

Un marionnettiste exhibe des femmes nues. Les deux pans du rideau de son castelet représentent les deux fesses de l’une d’entre elles. Quand le rideau s’ouvre, c’est sur son intimité.

Un sein sur la main de Barbe : un beau fruit qu’il soupèse.

Une belle jeune fille passe une radiographie. Sur l’écran, on voit son squelette. Mais le jeune médecin voit autre chose : son visage, ses seins, son sexe. La patiente suivante est obèse et renfrognée. Le médecin téléphone à l’électricien : « Encore une panne et vous êtes viré ! »

La statue du Vert Galant, du bout de son bâton de commandement, soulève la jupe d’une femme qui passe.

Un déménageur porte sur son épaule un tableau qui représente une femme allongée et dévêtue : les cheveux de l’homme ne font plus qu’un avec sa touffe pubienne.

Un paysan monte sur son cheval, qui se transforme alors en une femme à quatre pattes ; la crinière devient chevelure. Le rêve terminé, la femme redevient cheval.

Barbe dessine une jeune fille : la main gauche tient un sein, la main droite trace la courbe de sa chute de rein.

Exposition au Musée de l’Erotisme, 72 boulevard de Clichy (à Pigalle), jusqu’au 30 octobre.

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Catégories: CULTURE, L'email du dimanche

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