A quelques jours de la rentrée scolaire, la crise de régime a entraîné la démission du gouvernement et le départ du ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon.
Une semaine avant son départ, il a signé, avec le Premier ministre Valls, trois décrets bouleversant le statut des enseignants, décrets découlant de la loi Peillon de refondation de l’école. Ces décrets ouvrent la voie à l’éclatement du cadre national de l’école de la République, de ses programmes et de ses diplômes.
Dès sa nomination, Najat Vallaud-Belkacem, la nouvelle ministre de l’Education nationale, a annoncé son intention de mettre en oeuvre la politique de ses prédécesseurs Peillon et Hamon, à commencer par la réforme des rythmes scolaires, véritable machine de guerre visant à « territorialiser » l’école.
Eclatement du cadre national de l’école, fermetures de classes, non-remplacement des enseignants découlant des 50 milliards d’euros de coupes dans les budgets publics prévus par le pacte de responsabilité… Tel est le programme que s’est fixé le gouvernement Valls II, entièrement soumis au pacte de stabilité dicté par l’Union européenne.
C’est une certitude, le gouvernement Valls II, pourtant rejeté par l’immense majorité, va chercher à poursuivre, à marche forcée, sa politique de destruction.
Mais la crise de la Ve République est ouverte. L’échec de la conférence sociale visant à intégrer les organisations syndicales à la politique du gouvernement Hollande-Valls précipite la crise de régime.
La question posée est celle d’en finir avec les institutions antidémocratiques de la Ve République, d’une Assemblée constituante souveraine par laquelle les délégués du peuple mettront en place une authentique démocratie jetant les bases d’un gouvernement à même d’imposer les mesures d’urgence qu’appelle la situation. En commençant par rompre avec l’Union européenne.
Qui ouvrira la voie à cette solution démocratique, sinon le mouvement de la classe ouvrière réalisant sa mobilisation unie avec ses organisations pour balayer le pacte de responsabilité ?
Ces questions ne méritent-elle pas discussion entre militants ouvriers, les travailleurs et les jeunes qui cherchent une solution conforme aux besoins du peuple ?
Venez en discuter dans les assemblées ouvertes du POI.
Lisez cette semaine dans Informations ouvrières :
« Ayrault, Valls I, Valls II… en cinq mois trois gouvernements » ;
« Une rentrée scolaire marquée par la crise de régime » ;
Palestine : « Pour l’arrêt des bombardements et la levée du blocus de Gaza »,
une interview de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs d’Algérie.