
A Taverny, dans le Val d’Oise les salariés de FlexCité (transport de personnes handicapées) sont en grève depuis 18 jours. Plannings trop serrés, manque de sécurité dans le transport des personnes à mobilité réduite, augmentation de salaires, telles sont les revendications des chauffeurs en grève.
Les grévistes évoquent l’état catastrophique de certains véhicules: pneus lisses, système informatique en panne, rampes d’accès bloquées."Pour éviter de payer une dépanneuse, on m’a demandé de revenir de Saint-Denis avec un pneu crevé ", raconte un chauffeur. De son côté, la direction réfute ces allégations ; "la sécurité est la priorité numéro un de l’entreprise" affirme-t-elle, proposant une revalorisation du taux horaire au 2 septembre et une prise en charge de la mutuelle.
"Aucun camion ne sort" ont répondu les grévistes. "La directrice a revu à la baisse ses promesses" confirment les responsables syndicaux CGT. "Nous essayons de trouver un compromis, nous étions tous prêts à reprendre le travail et plus rien", ont-ils rétorqué.
Le 6 juillet dernier, dans le Parisien, le chef de service éducatif du foyer l’Espace, à Cergy, interrogé sur la gêne occasionnée par cette grève pour les résidents handicapés de son établissement, a souhaité alerter sur la situation plus générale du transport des handicapés, passé en 2011 d’un système associatif à 100 % géré par le conseil général (l’Adiph) à une société privée, Flexcité, en partie financée (5 M) par le conseil général (PAM 95). "C’est une catastrophe. Il y un gros problème d’organisation. Je comprends que les chauffeurs soient excédés "ajoutait-il.