
La commission médicale d’établissement et le conseil de surveillance de l’Assistance publique–Hôpitaux de Paris (AP-HP), présidée par la maire de Paris, Anne Hidalgo ont adopté le 11 juillet un plan stratégique et un plan de financement pluriannuel pour la période 2014-2019 que les tutelles doivent encore valider.
L’objectif est d’arriver à la fin du déficit en 2016, ce qui se traduit par un effort d’économie de 720 millions d’euros sur la période concernée et une augmentation des investissements en 2014 : 395 millions au lieu de 304 en 2013.
Pour ce faire, l’Assistance publique devra se séparer d’une partie de son patrimoine immobilier. Ce plan implique aussi la réduction du nombre de lits et le développement important de la chirurgie ambulatoire qui permet de renvoyer chez lui le patient, le jour même de son opération. Ainsi le déficit serait réduit à 52 millions d’euros fin 2014 au lieu de 61 fin 2013.
Des syndicats ont exposé leur désaccord avec ces orientations. La CGT estime « qu’elles ne mettent pas en avant les besoins des patients et le développement de l’hôpital public ». Sud Santé affirme que seule la vision économique mobilise la direction de l’AP-HP et ajoute : « Combien de lits supprimés, de postes sacrifiés, de jours de congés annuels refusés, pour voir émerger le plan urgences, le plan cancérologie, le plan gériatrie ? ».