Le gouvernement annonce de nouveaux cadeaux au patronat
« Le gouvernement tiendra les engagements inscrits dans le pacte de responsabilité », s’engageait Valls à la veille de la « conférence sociale » réunie pour accompagner la mise en place de la politique gouvernementale.
Il a présenté de nouveaux éléments de sa feuille de route : « Simplification du Code du travail » et « réforme territoriale (qui) est la mère de toutes les batailles ».
Le pacte de responsabilité, c’est 50 milliards d’euros de cadeaux au patronat (dont 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales), et c’est 41 milliards de coupes dans les services publics pour financer les cadeaux !
La réforme territoriale, c’est le démantèlement de la République, la suppression de dizaines de milliers de postes d’employés territoriaux et des services publics qu’ils assurent, la suppression des départements et les menaces sur les prestations sociales qu’ils servent.
La simplification du Code du travail, c’est la remise en cause des droits collectifs des salariés.
Le patronat se frotte les mains
Le représentant du Medef, Pierre Gattaz, a déclaré : « Tout cela va dans le bons sens. » Quant au représentant des PME, Jean-François Roubaud, il s’est réjoui que « les 41 milliards d’euros de baisse des prélèvements se mettent enfin en place » et « que la simplification du Code du travail (aille) dans le bon sens ».
Le gouvernement Hollande-Valls gouverne pour les patrons,
les capitalistes et l’Union européenne !
Mais la résistance ouvrière mûrit dans le pays. Après la grève des cheminots contre la réforme ferroviaire, c’est celle des travailleurs de la SNCM, contre laquelle le gouvernement a osé ordonner la répression policière.
Les confédérations syndicales ouvrières CGT et FO, suivies de Solidaires et de la FSU, ont quitté la conférence sociale à travers laquelle le gouvernement voulait les associer à la mise en place de son pacte de responsabilité. « Un sévère camouflet » infligé à Hollande et à Valls, commente la presse.
La classe ouvrière en état de légitime défense
En état de légitime défense, la classe ouvrière n’a d’autre choix que de chercher par les méthodes de la lutte des classes à infliger une défaite nécessaire au gouvernement Hollande-Valls et au régime de la Ve République. Elle ouvrira ainsi la voie au règlement d’autres questions : celles de la liquidation de ces institutions antidémocratiques et de la rupture avec l’Union européenne.