
Les remboursements de dette à l’échéance du 30 juin, que l’Argentine avait déposés ont été bloqués par un juge américain, qui exige au préalable le paiement d’un milliard de dollars à deux fonds américains NML Capital et Aurelius Management. L’Argentine pourrait donc être en cessation de paiement au 30 juillet.
Ces fonds, dit « vautours » dans le jargon financier, se spécialisent lors d’une faillite dans le rachat de titres avec des décotes de 80% ou plus de leur valeur puis essayent de récupérer la valeur intégrale du titre de dette.
En 2001 l’Argentine s’est retrouvée en cessation de paiement car le FMI a refusé un prêt, pour obliger le gouvernement à accepter un plan d’austérité draconien en échange d’une restructuration de dette et de nouveaux prêts. Les banques ont accepté d’effacer une partie de leurs dettes et l’Argentine a repris ses remboursements sous contrôle du FMI. Mais des fonds spéculatifs qui n’ont pas signé l’accord avec le FMI ont exigé le remboursement de titres achetés à prix cassés à leur valeur et ont porté plainte devant un tribunal américain qui leur a donné raison.
L’Argentine a fait appel, mais le 16 juin la Cour suprême US a confirmé le jugement, et le juge exige maintenant le paiement, avant tout autre, de ces 1,33 milliards de dollars pour les fonds « vautours ».
Le FMI s’est dit inquiet pour les futures restructurations de dette puisque même en acceptant les plans d’austérité les plus durs, un pays peut voir remis en cause l’engagement du FMI. D’autres fonds pourraient exiger jusqu’à 15 milliards de dollars.