
Auguste, présenté comme le père de la « Pax Romana », a tout de même lancé les campagnes d’Hispanie (27), d’Egypte, de Nubie, d’Ethiopie (25), d’Arabie, du Yémen (24), de Parthie (Iran), de Cyrénaïque, du Fezzan (20), de Cantabrie (19), de Norique (Autriche, 17), de Rhétie (Suisse, 15), des Gaules, d’Illyrie (Yougoslavie), de Macédoine (13), de Thrace (12), de Dalmatie (11), de Dacie (Roumanie), de Bithynie (Turquie, 10), de Germanie (« Varus, rends-moi mes légions!», 9), de Pannonie (Hongrie, 6), d’Arménie (1)…
Ce n’est pas en vain que le terme d’«imperator» désigne le général en chef… Auguste a fait la conquête et l’unité de l’Europe par le fer et par le feu. Le bassin méditerranéen, ce sont les 40 provinces de l’empire romain, qui a connu son apogée dès sa naissance.
En 27, Octave reçoit le titre d’«Auguste»(«celui qui augmente»…le territoire romain) : le voilà premier empereur de Rome, qui inaugure le Haut-Empire… En étant adopté par Jules César, il était entré dans la gens (famille) Julia, et en épousant Livie, dans la gens Claudia : le voilà fondateur de la dynastie julio-claudienne, qui donnera à Rome ses 5 premiers empereurs.
Il s’est vanté d’être un grand bâtisseur : «J’ai trouvé une ville de briques et j’ai laissé une ville de marbre…», avec le Théâtre de Marcellus, le Panthéon, le Forum d’Auguste, les Thermes d’Agrippa, le Temple de Jupiter Tonnant, le Temple de Mars Ultor (Mars Vengeur… de César).
Le siècle d’Auguste, ce sont les poètes Virgile, Horace, Ovide, Tibulle, Properce, l’historien Tite-Live, Sénèque le Rhéteur, l’architecte Vitruve… un pic de la civilisation !
Pour le bimillénaire de sa mort : exposition au Grand Palais, à Paris, « Moi, Auguste, empereur de Rome », jusqu’au 13 juillet.