Le cinémathécaire Henri Langlois a 100 ans

Langlois

cultureLe père de la Cinémathèque française, et le grand-père des salles d’Art et d’Essai, a 100 ans cette année. Il a été le premier cinéphile, à une époque où le cinéma était considéré comme « un divertissement d’ilotes (1)» … (Georges Duhamel : Scènes de la vie future).

Il ne s’est pas contenté de sauver de la destruction et de l’oubli d’innombrables films sur pellicule en celluloïd, voués à la décharge, il les a conservés, restaurés, projetés : « C’est le dragon (2) qui veille sur nos trésors » (Jean Cocteau). Et il va devenir l’homme au monde qui connaît le mieux le cinéma.

Les références des cinéastes de la Nouvelle Vague proviennent des œuvres qu’ils ont vu à la Cinémathèque : « Il nous apporta la lumière… » (Jean-Luc Godard). C’est le Louvre du cinéma. Ils vont à la Cinémathèque comme Cézanne allait au Louvre : pour copier les maîtres…

La Cinémathèque rassemble tout ce qui touche au cinéma : les affiches, les décors, la caméra des frères Lumière, le Robot de Métropolis, les Roues dentées des Temps modernes

En février 1968, Langlois est limogé par André Malraux, ministre de la Culture, qui critique sa gestion. Dans le monde entier, les plus grands cinéastes se mobilisent, et arrachent sa réintégration deux mois plus tard.

Le brave pachyderme fuit les honneurs (il n’aimait guère le Festival de Cannes…) mais quand il meurt, son établissement est la première Cinémathèque du monde.

Exposition Le Musée imaginaire d’Henri Langlois, la Cinémathèque française, 51 rue de Bercy. Jusqu’au 3 août.

(1) esclaves des Spartiates.

(2) allusion à Fafner, de Wagner, qui garde l’Or du Rhin.

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Catégories: CULTURE, L'email du dimanche

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