
« Ceci n’est pas un musée… » a déclaré André Malraux dans son discours inaugural, le 28 juillet 1964, avant qu’Yves Montand n’entonne « Dans ma maison », la chanson de Prévert et Kosma.
Et en effet, cette maison c’est la Fondation Maeght, du nom de son mécène, conçue sur le modèle des Fondations américaines (Guggenheim etc.), et perchée sur une colline provençale, au milieu des pins parasols, du thym, du romarin et du chant des cigales.
L’architecte catalan Josep Lluis Sert en est l’auteur : élève de Le Corbusier, il a construit à Paris en 1937 le Pavillon de la République espagnole de l’Exposition internationale. Il a fui l’Espagne franquiste jusqu’aux Etats-Unis, et, naturalisé américain, il sera nommé directeur du Département d’Architecture de l’Université de Harvard, ce qui lui vaudra la commande des plans de l’ambassade américaine à… Bagdad.
Le site est voué à l’art du XXe siècle, à savoir :
- La Cour Giacometti, au centre de laquelle se dresse L’Homme qui marche : nu et décharné, les pieds englués dans la glaise, il symbolise l’humanité qui avance….
- Le Labyrinthe de Miro, un jardin de sculptures et de céramiques monumentales: L’Oiseau lunaire, L’Oiseau solaire, La Fourche (brandie comme le poing levé des paysans de la guerre d’Espagne), Le Lézard en céramique. Les murets servent de support au fil d’Ariane…
- La Mosaïque murale de Chagall.
- Le Stabile-Mobile de Calder.
- Le Bassin en mosaïque de Braque.
Pour le cinquantenaire de la Fondation Maeght : exposition « L’Art et l’Architecture de Josep Llui Sert », jusqu’au 9 juin.