
Alors que le ministre des finances Michel Sapin se rend à Bruxelles, la Commission européenne, lundi 5 mai, a mis en garde le gouvernement français une nouvelle fois.
En application du Traité sur la gouvernance, elle vérifie les prévisions du gouvernement, et évalue le déficit 2015 à 3,4% au lieu de 3%. Ces chiffres étant des prévisions il est évident qu’ils n’ont aucune signification sinon de décerner en termes diplomatiques la note « insuffisant doit mieux faire » au plan d’austérité Hollande-Valls. Exercice de prévision d’autant plus biaisé que l’austérité renforcée ralentira la croissance et aggravera le déficit.
Le vice-président de la Commission européenne, Siim Kallas, souligne qu’une « application déterminée des plans du gouvernement … renforcerait la confiance dans l’économie française, et sa capacité de se réformer ». Pour lui, les mesures annoncées ne font que ralentir la perte de part de marché et ne favorisent pas assez les grandes entreprises exportatrices.
Alors que Michel Sapin avait évoqué un possible changement du rythme de l’austérité, la commission insiste pour l’accélération du rythme et non son ralentissement.
Le ministre français des finances a rencontré les autres ministres pour présenter ses projets.
Au delà des termes policés, Michel Sapin, doit démontrer devant les autres ministres des finances qu’il tiendra bon contre vents et marées pour appliquer les plans de baisse du coût du travail.
La commission s’impatiente car le programme de stabilité qui devait être fourni le 15 avril, sera transmis ce mercredi 7 mai.