
Depuis l’annonce de la suppression des conseils départementaux de nombreux présidents de conseils généraux font connaître leur opposition. La presse en a rapporté de nombreux témoignages.
« Ce n’est pas en supprimant les 4918 conseillers généraux qui résoudra l’équation des 11 milliards d’euros d’économies demandées par le gouvernement aux collectivités territoriales » rappelle Claudy Lebreton, président PS de l’Association des départements de France.
« Les petites intercommunalités ne sont pas en mesure de prendre le relais des services rendus par les départements» juge Jean-Paul Dufrègne, président communiste du conseil général de l’Allier.
«On ne casse pas une institution qui fonctionne» déclare Patrick Kanner, président socialiste du Nord. Charles Beauchamp du groupe communiste ne mâche pas ses mots: «la suppression des départements répond aux exigences de l’Europe du capitalisme financier».
Le président du département de l’Aisne, Yves Daudigny, socialiste en rajoute: «c’est un coup de poignard aux territoires ruraux». «Nous allons nous battre becs et ongles» tient à préciser Georges Fourré au nom du groupe socialiste de ce département.
Le Conseil général de l’Ain a pris clairement position contre la suppression des départements. Le vœu du PS adopté à l’unanimité « va faire le tour des départements » a prévenu Rachel Mazuir président PS de ce conseil général.
« Tuer les départements, quel gâchis de l’action politique » dénonce dans le Midi Libre, André Vézinhet, président socialiste du conseil général de l’Hérault en rajoutant: «on va commencer par nous assassiner financièrement. L’Etat…privilégie l’intercommunalité en flinguant les communes ».
Inquiets et exaspérés, les conseillers généraux de gauche le sont d’autant plus que l’échéance électorale approche (mars 2015). « Difficile de mener campagne pour une institution dont nous serons les fossoyeurs», témoigne Jean-Louis Tourenne, président socialiste d’Ile-et-Vilaine. «Cela va être compliqué», reconnaît André Vallini, secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale.