
Nuit de la Dispersion, « pièce de Théâtre civique », d’Henri Constanciel, sur une idée de Gilles Champion, qui assure aussi la mise en scène.
Que disperse-t-on ? Les collections d’art africain et océanien d’André Breton, vendues aux enchères par sa fille Aube, le 6 avril 2003.
Depuis 37 ans, « André Breton est parti chercher l’Or du Temps » (faire-part qui annonçait son décès), mais pendant la nuit qui précède la « Dispersion », son fantôme erre dans les caves de l’Hôtel Drouot. Il y rencontre un autre spectre : un aborigène d’Australie, qui instaure un dialogue avec lui.
Et d’autres revenants surgissent, ressuscitant le mouvement surréaliste :
- Freud et son explication des rêves, Chirico et ses géométries oniriques.
- Trotsky, qui a convaincu Breton qu’il faut « Toute liberté en art ».
- Isadora Duncan, danseuse et révolutionnaire, qui a adhéré à la révolution d’Octobre et qui a épousé un de ses plus grands écrivains : Serge Essénine.
- Les Muses : Nadja ; Jacqueline Lamba (sirène rencontrée dans un aquarium-music-hall, qui lui inspirera L’Amour fou et qui sera la mère d’Aube) ; Frida Kahlo.
- Picasso, le plus grand créateur de formes de son temps.
- Les fidèles (Benjamin Péret).
- Les renégats (Aragon, Eluard).
- ….et le Chat de Schrödinger, à la fois mort et vivant.
Ce spectacle sera créé en mai 2014 au Théâtre acte II de Lyon, avec Gilles Champion dans le rôle d’André Breton.
Théâtre acte II - 32 bis quai Arloing, Lyon 9ème - www.acte2theatre.fr
15, 16, 17 mai à 20 h, le 18 mai à 16 heures et les 21, 22, 23, 24 mai à 20 h