Les déclarations de Valls du 16 avril : « aucun gouvernement n’avait jamais osé le faire » - un communiqué du POI

Hollande valls

communiqué
 
 
 
 
Aucun gouvernement n’avait jamais osé le faire. A la sortie du Conseil des ministres du 16 avril, Manuel Valls a annoncé le gel de toutes les prestations sociales pendant dix-huit mois. Les retraités, les prestataires des allocations familiales, les bénéficiaires des aides à la garde d’enfants et au logement sont frappés.

En un mot : que l’on fasse payer les pauvres, ils sont tellement plus nombreux !

Les Echos, journal du capital financier, salue « cette mesure historique ».

Manuel Valls avait annoncé un gouvernement de combat. Il a raison.

Au compte de l’Union européenne et des capitalistes, il dirige un gouvernement de combat contre les retraités, contre les familles, contre les plus démunis. Un gouvernement de combat contre toute la classe ouvrière et la démocratie.

téléchargerN’a-t-il pas dans cette même annonce, détaillant les mesures du pacte de responsabilité, annoncé le gel des salaires des fonctionnaires ? N’a-t-il pas affirmé qu’il entendait doubler le rythme des ponctions prévues sur les dotations des collectivités territoriales pour atteindre les 11 milliards d’euros de coupes dans ce domaine ? N’a-t-il pas décidé que 10 milliards d’euros de coupes seraient effectués dans les dépenses de l’assurance maladie.

L’attaque contre la Sécurité sociale, conquête majeure de la classe ouvrière, est engagée sur tous les fronts par ce gouvernement qui prévoit la suppression totale des cotisations patronales sur le SMIC, la réduction massive des cotisations d’allocations familiales. C’est l’assèchement organisé des ressources de la Sécurité sociale, c’est l’offensive engagée pour son démantèlement.

Ces mesures provoquent l’indignation, le rejet et la colère de tous les retraités, des travailleurs, de toute la population. Les organisations syndicales CGT et CGT-Force ouvrière les dénoncent avec force. Dans les rangs mêmes du parti majoritaire, les protestations se multiplient. Des députés affirment: «C’est suicidaire. »

Il faut le dire clairement, ces mesures sont une réponse directe de Manuel Valls aux exigences de Bruxelles.

Vendredi dernier, les représentants du gouvernement français étaient reçus à la Commission européenne. Les injonctions étaient claires : le gouvernement français ne doit plus tergiverser, il doit, pour respecter la sacro-sainte règle des 3 % des déficits publics des traités européens, mettre en œuvre sans délai le plan Hollande-Gattaz, le durcir encore et mettre en œuvre les réformes structurelles contre la Sécurité sociale. Le gouvernement Hollande-Valls s’exécute. Il frappe toutes les couches de la population laborieuse. Il prépare ainsi lui-même les conditions d’un choc dans ce pays.

Le Parti ouvrier indépendant, qui mène campagne pour la rupture avec l’Union européenne, contre son prétendu Parlement, se prononce pour le retrait de toutes ces mesures, pour le retrait du pacte de responsabilité.

« Les mesures annoncées par Valls sont d’une violence anti-ouvrière sans précédent. Mais il n’est pas en son pouvoir de faire disparaître cette réalité : une lame de fond a condamné la politique de Hollande. Empruntant la voie de la lutte de classe, de la mobilisation unie des travailleurs, actifs et retraités, des jeunes, des organisations, elle cherchera demain à bloquer le pacte de responsabilité pour en finir avec la politique de misère et de chômage » (extraits de la déclaration du bureau national du POI du 12 avril).

Paris, le 17 avril 2014

Les secrétaires nationaux du POI Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun

Mots-clés :

Catégories: Communiqué du POI, UNION EUROPEENNE

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