
Le 5 mars, la Commission européenne avait placé la France sous surveillance renforcée. Elle lui demandait en particulier de renforcer sa compétitivité en réduisant le coût du travail. Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances, a expliqué ce mercredi 19 dans une interview au Figaro que le « pacte de responsabilité » constituait la réponse à cette demande à travers la baisse des charges et le crédit d’impôt compétitivité. Il a confirmé que le gouvernement engagerait sa responsabilité sur ce texte.
Il prévoit aussi une réduction de la fiscalité des entreprises, mais aucune mesure sur la fiscalité des ménages.
La Commission européenne avait également adressé à la France un avertissement spécifique au sujet du déficit de ses comptes publics. Le 15 avril, le gouvernement lui présentera un rapport sur les mesures envisagées pour atteindre l’objectif de 3 % de PIB.
Pierre Moscovici assure que la France tiendra sa trajectoire et que le programme proposé contiendra des engagements précis. Ce sera « le plan d’économie le plus ambitieux qui n’ait jamais été pensé et mis en œuvre sous la Vème République ». Les 50 milliards d’économies prévus de 2015 à 2017 devraient largement dépasser les coups de « rabot » appliqués jusqu’à ce jour.
Se tiennent actuellement dans la plus grande discrétion des réunions de concertation portant sur chaque secteur spécifique, aussi bien dans les domaines du ressort de l’État que sur les prestations sociales et les collectivités locales. Y sont examinés tous les « gisements d’économie » et surtout « les réformes de structure » possibles.