
Nicole MAS, membre du Bureau national du POI, candidate dans la ville de Lucé en Eure-et-Loir (28), présente le combat mené par les comités du POI dans ce département pour construire des listes pour les élections municipales. Elle prend ici l’exemple de Mainvilliers, une ville d’un peu plus de 10 000 habitants, près de Chartres, où parents, enseignants, syndicalistes se sont retrouvés avec le POI « pour construire une liste aux élections municipales dont le centre est la défense et l’avenir des enfants et donc l’abrogation du décret Peillon.«
« Dans la commune de Mainvilliers, dès le printemps, les parents se sont organisés (…) en allant en délégation à la mairie le jour du conseil municipal. Ils ont découvert un panneau annonçant l’embauche d’animateurs pour 3 heures par semaine. Et cette décision a été prise par l’ensemble du conseil, du PC à l’UMP en passant par le PS. (…) Ca a été une colère terrible (…) «
« Il faut répéter qu’avec cette réforme il ne s’agit pas de défendre le rythme de l’enfant » martèle Nicole Mas. « Dans ma commune les enfants de 5 ans de maternelle attendent 13 heures pour aller manger, après ces fameuses activités. Dans la commune voisine, les petits de trois ans, eux on les envoie à la sieste à 13 heures. Donc on voit que ça n’a rien à voir avec l’intérêt des enfants. Le fond de cette réforme et son objectif c’est de faire rentrer les collectivités territoriales à l’intérieur de l’école et à terme de sortir ces 300 000 enseignants du budget de l’Etat.«