Confirmation lors du premier conseil des ministres de 2014 : le gouvernement organisera, conformément aux voeux du Président, la baisse du « coût du travail » pour les entreprises en diminuant les cotisations de Sécurité sociale.
« Je propose un pacte de responsabilité aux entreprises, avait dit le Président de la République, le 31 décembre au soir. Il est fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social« .
Principalement visées dans le salaire différé: 5,25 % de cotisations patronales affectées à la branche famille de la Sécurité sociale. Soit: 35,7 milliards d’euros pour 2013.
Selon la porte-parole du gouvernement, la définition du « pacte » se fera à l’occasion des « Assises de la fiscalité » en janvier, sous la houlette du ministre de l’Économie, Pierre Moscovici.
Pierre Gattaz, Président du Medef a déclaré dans un communiqué que celui-ci était « prêt à participer et à s’impliquer activement pour bâtir concrètement le pacte annoncé par le président de la République…« , tout en rajoutant: « Il faut cependant avancer rapidement car il y a urgence« .
Mardi soir, sur BFMTV, Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force ouvrière s’est inquiété: « J’aimerai bien savoir comment ce pacte va fonctionner, car le risque, c’est la fragilisation de la protection sociale« , a-t-il dit. Présentant ses propres voeux aux militants de la CGT, son secrétaire général, Thierry Lepaon, a pour sa part « constaté que les 200 milliards d’aide aux entreprises, soi-disant pour maintenir et préserver l’emploi, n’ont, de fait, fait qu’enrichir les actionnaires« .