
Jeudi 19 décembre, dans un communiqué concernant l’accord sur la formation, la CGT faisait savoir que « la baisse des obligations de formation pour les grandes entreprises et des droits dans le texte sans financement ne permettent pas une signature de cet accord par la CGT ».
Or, la veille encore Le Monde estimait que « la CGT s’apprête à signer l’accord ». Le secrétaire général de la centrale, Thierry Lepaon, avait négocié le précédent accord sur la formation de 2009 et s’était déclaré pour la signature de celui-ci.
Mercredi 18, le bureau confédéral, partisan de signer, s’était réuni avec la délégation de négociateurs, emmenée par Catherine Perret. Celle-ci avait dénoncé "une parodie de négociation" et avait informé directement les fédérations et les unions départementales des raisons de son opposition. Le bureau confédéral n’était pas parvenu à convaincre la délégation qui maintenait son refus de signer et Th. Lepaon a choisi de ne pas imposer son avis qui avait pourtant l’appui unanime du bureau confédéral.
« Je vois beaucoup d’éléments négatifs dans cette non-signature, confie, sous couvert d’anonymat, un dirigeant de la centrale. Il prend le risque de fragiliser son autorité ». Michel Noblecourt du Monde - chroniqueur dont les positions pro-CFDT sont de notoriété publique - analyse qu’en cédant devant la délégation des négociateurs CGT, Thierry Lepaon se met lui-même en échec, et déplore « une terrible occasion manquée pour lui de renforcer son autorité, et sa légitimité, l’une et l’autre déjà bien défaillantes ».
La décision officielle sera prise à la mi-janvier après une consultation des organisations de la CGT mais sur la base d’une non-signature.
(Mis à jour le 21/12/13)