
En France, la baisse de 0,6 % du nombre de demandeurs d’emplois fin septembre ne convainc pas les économistes. Le taux de chômage atteint 10,5 % en moyenne officielle et 24,5 % des jeunes de 15 à 24 ans. Au 3ème trimestre le nombre de demandeurs d’emplois recensés s’élève à 3 295 700 en France métropolitaine.
En France comme en Europe la pression du patronat est bien illustrée par les menaces d’EADS. Le 9 décembre, 5800 suppressions d’emplois ont été annoncées. Le lendemain la direction parlait de licenciements secs, sauf accord de compétitivité (de type ANI) accepté par les syndicats, pour atteindre une rentabilité de 10% d’ici à 2015.
Quant aux salaires, on constate que le nombre de travailleurs payés au SMIC dans notre pays était en augmentation de 500 000 au 1er janvier dernier par rapport à l’année précédente, spécialement dans les métiers de l’hôtellerie, la restauration, le tourisme et le commerce alimentaire.
Les dernières statistiques (publiées à la date du 11 décembre) attestent d’une aggravation de la situation de l’emploi et des salaires dans l’Union européenne depuis 2011.
400 000 emplois y ont disparu en 2013. On y décompte le record de 27 millions de chômeurs.
Seule l’Allemagne échappe à la dégradation du taux de l’emploi (le taux de chômage est passé de 7,1% en 2010 à 5,4 %). Le Portugal, en conséquence d’une impitoyable politique de rigueur qui a permis l’augmentation des exportations, voit son chômage régresser très légèrement.de 0.8 %. Partout ailleurs il est en hausse, même aux Pays-Bas, en Belgique ou en Autriche. En Grèce, le chômage atteint son point le plus élevé en septembre avec 27,4 % des travailleurs, en Espagne avec 26,7 % en octobre.