
FagorBrandt, filiale française du groupe espagnol Fagor, fabricant d’électroménager, a obtenu hier du tribunal de Nanterre sa mise en redressement judiciaire à la suite de son dépôt de bilan. Les repreneurs ont trois mois pour déposer leurs offres. Cette entreprise produit les marques Brandt, De Dietrich, Sauter, Thomson, Vedette.
Cette décision, présentée comme une mesure de protection, doit permettre à FagorBrandt, selon son directeur général, « de poursuivre sa recherche de solutions visant la continuation de son activité tout en préservant l’emploi ».
En France, sont concernés 1870 salariés sur sept sites : La Roche-sur-Yon et Aizenay (Vendée, 445 salariés), Orléans (Loiret, 523), Vendôme (Loir-et-Cher, 221), Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine, 342), Cergy-Pontoise (Val d’Oise, 235), Lyon (Rhône, 40).
« S’il faut devenir des bretons, on va devenir des bretons » a crié Marie Molière, à La Roche-sur-Yon exprimant la colère des salariés des sites vendéens suite à l’annonce du dépôt de bilan. Pour Philippe Berger, de la CGT, « si l’État n’intervient pas, les conséquences seront dramatiques : on préfère brûler l’usine que laisser partir l’outil de travail ».
La situation de FagorBrandt découle de la décision de l’entreprise coopérative Basque Mondragon, il y a une semaine, de ne plus renflouer les dettes du groupe Fagor qui lui appartient (5700 emplois en Espagne, France, Pologne, Maroc et Chine). Sa filiale polonaise a déjà déposé le bilan (1400 emplois). Ses unités espagnoles s’apprêtent à le faire, menaçant 4000 emplois directs ou indirects au pays Basque espagnol.