Dirigeants syndicaux et patronaux se sont réunis mercredi matin à Rennes avec le Préfet de région en vue d’élaborer le « Pacte d’avenir pour la Bretagne ». FO et CGT ont exigé dès le début un gel des licenciements. Devant l’absence de « réponse du gouvernement sur l’arrêt des fermetures des sites industriels » FO a claqué la porte des discussions en milieu de journée. La CGT a déclaré qu’elle continuerait à participer aux discussions où elle porterait « l’exigence de l’arrêt des licenciements ». MEDEF et CFDT, qui s’étaient opposés à la demande de gel des licenciements, ont confirmé leur présence aux réunions suivantes. Les représentants du MEDEF ont estimé que « les conditions de dialogue sont réunies » et souhaité que le Pacte prévoie des mesures qui favorisent la compétitivité des entreprises.
L’ après-midi, les élus, les parlementaires locaux et le collectif des « acteurs économiques et sociaux » ont rejoint les discussions.
Pendant ce temps, devant la Chambre des députés, le Premier ministre confirmait qu’il voulait une signature du Pacte avant fin novembre et ajoutait qu’il était prêt à aller personnellement le signer « si toutes les forces s’y mettent ».
Le 17 septembre 2013 déjà il avait, au nom de l’État, signé avec la région Lorraine un Pacte de même nature en réponse à la fermeture des hauts-fourneaux de Florange. Quelques jours plus tard, une charte de fonctionnement du Pacte était signée par le MEDEF et les syndicats CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC dans le cadre d’un comité tripartite incluant l’État et la région.