Plus de mille employés de la Redoute sont venus manifester à Lille ce matin pour défendre leurs emplois menacés par un plan social. Le chiffre de sept cent licenciements ayant déjà été avancé, le président du groupe Kering (anciennement Pinault-Printemps-Redoute), propriétaire, tout en précisant que la société serait vendue d’ici Noël a ajouté ce commentaire : « Nous n’avons jamais parlé des 700 suppressions d’emplois. Rien n’est formel ou officiel, tout va dépendre du projet que nous choisirons ».
D’après le journal Les Échos, les deux candidats potentiels à la reprise seraient de fonds d’investissement anglo-américains « spécialisés dans le retournement des entreprises » et un groupe français « promoteur immobilier, propriétaire du site Rueducommerce ».
Comme les travailleurs, les élus, notamment la maire de Lille, Martine Aubry et le maire de Tourcoing, vice-président de la Communauté Urbaine, François Delannoy sont inquiets et parlent de 6 000 mille emplois directs ou indirects menacés par la disparition de La Redoute : 2500 employés de La Redoute plus ceux des entreprises qui en dépendent (pour la logistique, le reconditionnement, l’informatique et la communication).
Les délégués des syndicats (CGT, CFDT, SUD) veulent demander des « garanties pour l’ensemble du personnel » au groupe Kering qui affiche 1, 3 milliard d’euros de bénéfices en 2012. Les travailleurs de la Redoute avaient déjà manifesté le 28 octobre. À l’issue de la manifestation a été voté le principe d’une « nouvelle action d’envergure ».