
Plus de 160 000 travailleurs d’Afrique du Sud se sont mis en grève à partir d’hier. Les pompistes, les employés d’entreprises liées à l’automobile viennent s’ajouter aux ouvriers du bâtiment et des travaux publics, en arrêt depuis douze jours. Ils revendiquent des augmentations salariales et de meilleures conditions de travail. Les 73 000 pompistes qui gagnent entre 1 et 1,30 euro de l’heure réclament une « augmentation à deux chiffres ». Ils devraient manifester dans le courant de la semaine dans les villes, d’abord au Cap et à Johannesbourg
Les ouvriers du bâtiment gagnent un salaire de base de 4 000 rands (300 euros) et réclament une hausse de 20 %, selon le NUM (affilié à la COSATU principal syndicat, proche du parti au pouvoir, l’ANC). Le patronat du secteur leur propose 10 %. La grève se poursuivait hier.
C’est en ce moment, qu’en Afrique du Sud se déroulent les négociations salariales, à l’origine de nombreuses grèves dont certaines ont arraché des augmentations substantielles : dans les transports, le textile, chez les travailleurs agricoles : plus 52 % pour les travailleurs agricoles de l’arrière-pays du Cap en février dernier.
Les 100 000 travailleurs de l’automobile, qui se sont mis en grève le 20 août ont obtenu une augmentation de 11,5 % immédiats et de 10 % chaque année dans les trois ans à venir, a indiqué le syndicat NUMSA, affilié au NUM. Les mineurs d’or en grève ont majoritairement accepté une hausse salariale de 7,5 à 8 % et cessé leur mouvement, a annoncé le NUM.