
L’été n’a pas démobilisé les élus combattant pour « le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement ». Ils sont désormais 741 élus municipaux et parlementaires - dont le site internet du comité des élus issu de la rencontre de Saint-Haon-le-Châtel publie les noms - à soutenir une demande d’audience au Président de la république. Cette demande d’audience est appuyée par une lettre adressée au Président et une proposition de loi qui tient en un seul article : « L’Assemblée nationale décide de rétablir le libre choix des communes de s’associer ou de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale, conformément au mandat explicite de la population. »
Les élus considèrent qu’il appartient au Président « de garantir la libre administration des communes et de faire respecter le choix des électeurs exprimé, comme dans le Roannais, par le suffrage universel. Ne pas tenir compte de cette expression du suffrage universel équivaudrait à une véritable remise en cause des principes les plus fondamentaux de la République et à un total dévoiement du sens et du rôle de la coopération intercommunale », écrivent-ils.
Dans le Roannais, 172 élus municipaux opposés à l’annexion de leurs communes au Grand Roanne, avaient démissionné au printemps dernier. En les réélisant avec un taux de participation compris entre 51 et 71 %, la population avait désavoué la décision du préfet, et confirmé les choix de leurs élus. Plus récemment, le 6 juillet, une majorité des élus du Grand Narbonne refusait l’annexion forcée de la commune de Mailhac.