
En échange de l’engagement grec à supprimer 4000 postes de plus dans la fonction publique, et procéder à 25000 mutations forcées, les ministres des Finances de la Zone Euro réunis lundi 8 juillet au soir, à Bruxelles, avec Mme Lagarde pour le FMI, ont annoncé le déblocage en Juillet d’une tranche supplémentaire de 4 milliards d’euros « d’aide » sur 6,8 prévus d’ici Octobre.
En Grèce, ce jour-là, par dizaines de milliers, les travailleurs de la Fonction Publique, étaient en grève et manifestaient, à l’appel notamment du principal syndicat du secteur, ADEDY, qui déclarait : "Dans un pays où le taux de chômage frôle les 30% et celui des jeunes les 60%, ces nouvelles mesures vont dans le sens d’un accroissement de la pauvreté".
Au gouvernement grec qui, sans les remettre en cause, demandait du temps pour exécuter les coupes exigées, le commissaire européen Olli Rehn a répondu qu’ « il était temps d’accélérer les réformes » et Pierre Moscovici, qui se félicite des « nets progrès » réalisés, ajoute qu’« il faudra combler les retards ». Et le président de l’Eurogroupe - le ministres des finances des Etats de la Zone Euro - précise bien que le déblocage des fonds est conditionné par l’avancée des privatisations.
C’est à ces conditions drastiques de réduction du secteur public, que le « Fonds de Soutien » (FSE) de la zone euro verserait fin juillet 2,5 milliards et les banques centrales nationales 1,5 milliards. Plus tard, ces deux instances verseraient à nouveau chacune 500 millions, et le FMI 1,8 milliards.