Le gouvernement annonce une hausse de 5% des tarifs EDF au 1er août. Une nouvelle hausse de 5% est déjà programmée pour 2014. Ces augmentations font suite, depuis la privatisation d’EDF-GDF, à une série d’"ajustements" exigés par les actionnaires qui s’appuient, pour faire valoir leurs droits, sur les directives de Bruxelles concernant "la concurrence libre et non faussée" dans le secteur de l’énergie.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) venait de demander une hausse de 6,8 à 9,6 %, une proposition, selon elle, "appuyée sur le coût réel de l’énergie". Lors d’une émission Questions d’infos début juin, la ministre du logement, Cécile Duflot, avait renvoyé la responsabilité de ces hausses sur le précédent gouvernement - tout en assumant la nécessité : "La commission fait une proposition qui est appuyée sur le coût réel de l’énergie." a-t-elle admis. "En ce sens, elle valide une réalité, c’est-à-dire qu’il y a, il y a eu pendant des années, une sous-évaluation du prix, notamment pendant le précédent gouvernement où les prix n’ont pas été alignés sur les propositions de la CRE".
Dans la série des mesures touchant les familles et les épargnants les plus modestes, s’annonce également pour cet été la baisse du taux du livret A (actuellement à 1,75%).
54% des ménages vivent "avec l’essentiel" voire "moins que l’essentiel" et 23% ont des difficultés à boucler les fins de mois selon une étude publiée hier par le Baromètre CA Com-LH2-BFM Business (enquête réalisée les 14 et 15 juin auprès d’un échantillon représentatif de 1004 personnes).