
Samedi 6 Juillet 2013, Paulo Portas, ministre démissionnaire, dirigeant du parti chrétien démocrate CDS-PP, est parvenu à un accord avec le premier ministre, Pedro Passos Coelho, dirigeant du parti conservateur, le PSD.
Paulo Portas, lors de sa démission, l’avait affirmée « irrévocable ». Désormais vice-premier ministre, il aurait en charge les affaires étrangères, les négociations avec la Troïka et la politique économique. Il aurait sous sa tutelle la ministre de l’économie, Maria Luís Albuquerque, discréditée avant même sa prise de fonctions : directrice financière du REFER, le Réseau Ferroviaire National, dont la dette dépasse les six milliards d’euros, elle avait négocié un emprunt à taux fluctuant – un « swap » –, profitable aux banques.
Paulo Portas devrait assumer « l’austérité » dont il voulait se distancier la semaine dernière. Il annoncera, lors de la huitième évaluation du « programme d’ajustement » en cours, où et comment 4,7 millions d’euros vont être « coupés » par la « réforme de l’Etat ».
Cet accord de coalition renouvelé est suspendu au consentement et aux consultations du président Aníbal Cavaco Silva.
La CGTP-IN demande la tenue d’élections anticipées et convoquera une manifestation nationale en cas de décision contraire. L’UGT qui considère pour sa part que « la consolidation budgétaire » est « nécessaire » déclare pourtant que cette politique « ne peut continuer à mener à la complète asphyxie de l’économie, au chômage, à la paupérisation des familles et à une situation d’insécurité totale et de désespoir chez les travailleurs, les jeunes, les chômeurs, les pensionnés et les retraités. ».
La grève générale appelée dans l’unité de la CGTP et de l’UGT le 27 juin dernier contre les plans d’austérité a connu un très grand succès. Ce succès a mis à l’ordre du jour la chute du gouvernement pro Troïka.