Crise au sommet de la Ve République. Jeudi, le Conseil constitutionnel de la Ve République, présidé par Jean-Louis Debré, invalide les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy constatant un dépassement de 1,62% du budget maximum autorisé (22,5 millions d’euros). L’ancien président se trouve ainsi privé du remboursement de 10,6 millions d’euros. Il devra de plus rembourser les 150 000 euros d’avance consentis par le Trésor public et lui payer une pénalité à hauteur du dépassement de budget constaté : 363 615 euros. Ce manque à gagner de 11 millions d’euros dans les comptes de l’UMP s’ajoute aux 44 millions d’euros de dettes accumulées par le parti du président depuis sa défaite aux législatives. Il n’y a aucun recours face au Conseil constitutionnel.
Jeudi, l’ancien président de la Ve République annonce sa démission du Conseil constitutionnel dont il est membre de droit.
Vendredi midi. Henri Guaino, qui fut conseiller de N. Sarkozy dénonce, dans la décision du Conseil constitutionnel un "mauvais coup à la démocratie", considérant que le Conseil "n’a pas pris une décision (…) sans en apprécier toutes les conséquence".
Vendredi. L’ancien président annonce sa participation au bureau politique de l’UMP qui doit se tenir lundi pour appeler les français à participer à une "souscription nationale".
Vendredi après-midi. Alain Juppé considère que "le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de notre pays et ses décisions s’imposent à tous". Il décide de ne pas se rendre au bureau politique comme il le fait d’ailleurs depuis un certain temps. A propos du retour de Sarkozy au bureau politique de l’UMP, A. Juppé ajoute: "Il en a toujours été membre. Il n’y a pas de nouvelles fracassantes de ce côté là".