Aider à la mobilisation unie qui bloquera la politique du gouvernement Hollande-Ayrault
(tract du POI du 3 juillet 2013)
La Cour des comptes, présidée par le « socialiste » Didier Migaud, « exige des mesures d’urgence ». Il s’agit, pour respecter l’engagement pris auprès de l’Union européenne, de ramener le déficit public à 3 % en 2015, de réaliser 28 milliards d’euros de coupes budgétaires entre 2014 et 2015.
La Cour des comptes exige :
— le blocage du traitement des fonctionnaires pour deux ans,
— la suppression de 10 000 postes de fonctionnaires,
— l’augmentation de deux heures de la durée de travail hebdomadaire des agents publics,
— de nouvelles coupes dans les remboursements de Sécurité sociale pour arrêt maladie, etc.
— l’accélération des « réformes structurelles ».
C’est un véritable plan “à la grecque” ou “à la portugaise” qui se profile !
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, répond : la Cour des comptes a « malheureusement raison ».
Au premier rang des « réformes structurelles » : le droit à la retraite pour les générations à venir.
Après la conférence sociale convoquée par le gouvernement les 20 et 21 juin, et prolongée par des « concertations » qui commencent le 4 juillet, le gouvernement a publié une « feuille de route sociale ». Il a décidé de tout faire pour associer les organisations syndicales à une contre-réforme qui augmenterait le nombre de trimestres cotisés pour une retraite à taux plein.
Pour la troïka (FMI, Commission européenne, BCE), pour la classe capitaliste, pour le gouvernement Hollande-Ayrault, « l’urgence », c’est d’aller toujours plus loin dans la destruction des services publics, la réduction des salaires, la remise en cause de l’ensemble des régimes de protection sociale, la destruction des systèmes de retraite. Pour eux, l’urgence, c’est d’associer les organisations syndicales à ces plans, dans le prolongement de la conférence sociale.
Mais rien n’est joué
Tous savent que cette politique suscite dans la population la recherche des voies et des moyens de la riposte. Pour les travailleurs des villes et des campagnes, pour leurs familles, pour les jeunes particulièrement frappés, pour l’immense majorité de la population, s’il y a bien une urgence, c’est d’arrêter les licenciements, de bloquer les plans d’austérité, d’empêcher les contre-réformes et de bloquer l’ensemble des coups dictés par l’Union européenne, de bloquer immédiatement la « réforme » des retraites.
L’urgence se concentre dans la réalisation des conditions de l’unité des travailleurs et des organisations pour contraindre le gouvernement à renoncer à sa « réforme », premier pas pour bloquer la politique destructrice de l’Union européenne, rompre avec la logique des traités TSCG et Maastricht, logique d’austérité et de rigueur contre les travailleurs.
(Extraits du communiqué du bureau national du POI.)
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