
Le numéro 2 du gouvernement portugais, Paulo Portas, en charge des Affaires étrangères, vient à son tour de démissionner vingt-quatre heures à peine après le départ du ministre des finances, Vitor Gaspar. Le Premier ministre, Passos Coelho, a fait savoir qu’il refusait cette démission compte tenu « de l’instabilité politique qu’elle entraînerait ». M. Portas, qui, depuis quelque temps, critiquait ouvertement la politique d’austérité imposée par la troïka, dirige en effet le Parti chrétien-démocrate (CDS-PP), partenaire du Parti social-démocrate dans la coalition au pouvoir depuis 2011. M. Coelhos a annoncé qu’il « chercherait à clarifier la situation » avec son ministre démissionnaire afin de le faire revenir sur sa décision.
Cette nouvelle démission est survenue après la nomination au poste de ministre des Finance de l’ancienne adjointe de M. Gaspar, démontrant ainsi la volonté du Premier ministre de poursuivre une politique qui a plongé son pays dans une profonde récession et provoqué une hausse sans précédent du chômage. M. Coelhos « a choisi de poursuivre sur la voie de la continuité. Je respecte ce choix mais je suis en désaccord », a expliqué M. Portas dans le communiqué annonçant sa démission.
Moins d’une semaine après le succès de la grève générale du 27 juin, à laquelle son organisation avait appelé conjointement avec l’UGT, Arménio Carlos, secrétaire général de la CGTP, a annoncé que celle-ci envisageait de convoquer une manifestation samedi pour réclamer le départ du gouvernement et de la troïka et demander la convocation d’élections anticipées.