Débrayages et manifestations aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire depuis lundi contre le « projet d’accord de compétitivité ». CGT et FO exigent l’abandon du projet et ont multiplié depuis lundi des piquets aux différents points d’accès du chantier. Ils demandent aujourd’hui une rencontre avec la direction.
2000 salariés sont concernés. L’objectif de la direction est de « baisser le coût du travail de 5 à 10% ».
Ainsi, le projet augmente la durée de travail de 20 minutes par jour sans augmentation de salaire. Du "travail gratuit" pour la CGT et FO. Le projet annualise le temps de travail pour plus de flexibilité des horaires. Il porte aussi de 6 mois à 20 mois de travail dans l’entreprise le délai pour pouvoir bénéficier de « l’indemnité temporaire dégressive » (ITDR) qui compense par exemple le passage d’un ouvrier d’un poste en 3×8 en 2×8.
80% des "gains structurels" ainsi réalisés seront affectés à la diminution de la masse salariale selon la direction qui, pour associer les syndicats à son projet, propose aux signataires d’en répartir 20%.
Ce type d’accord découle de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) signé par la CFDT et le MEDEF (rejoints par CGC, CFTC). Cet accord national a été refusé par la CGT et FO, puis érigé en loi par une majorité de députés et sénateurs, malgré les manifestations appelés par la CGT et FO (rejoints par FSU et Solidaires).
L’accord est en cours de négociation et ne devrait pas être signé avant les élections professionnelles d’octobre selon la CFDT qui s’affirme « ouverte à la discussion ».
CGT et FO ont appelé ce jour à un nouveau « rendez-vous de mobilisation ».