Informations Ouvrières du 4 juillet consacre une large place au succès du meeting internationaliste à Alger le 28 juin.
Au centre de la tribune, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, et Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Ce meeting, convoqué par le PT et l’UGTA se tenait dans la grande salle du local de l’UGTA, à Alger. Il a adopté une motion soulignant son "engagement indéfectible à défendre, aux côtés de toutes les composantes du peuple algérien, l’intégrité et la souveraineté de l’Algérie."
Trois mille militants et travailleurs venus des quarante-huit wilayas (départements) de l’Algérie. De l’Oranie et de l’est du pays, de la Kabylie et du Sud saharien ils sont venus, matérialisant l’unité de la nation face aux menaces impérialistes. La jeunesse était présente en masse. Ils étaient là pour leur avenir, avenir indéfectiblement attaché à la nation algérienne.
Dans une ambiance surchauffée, Louisa Hanoune réaffirme que « la menace contre l’Algérie est réelle et intervient au moment où les travailleurs et la jeunesse de l’Algérie reconquièrent les droits sociaux qui avaient été écrasés par les plans imposés par le FMI et la Banque mondiale ». Le secrétaire général de l’UGTA, a également dénoncé les menaces contre l’Algérie, notamment avec les bases militaires en Espagne et revient sur la nécessité de renforcer ce qu’il appelle le « front intérieur (…) pour qu’on retourne à l’industrie nationale et à la consommation nationale ».
Parmi les délégués internationaux ont notamment pris la parole:
- un responsable des Commissions ouvrières, venant de Séville en Espagne, la ville proche du village où est installée la base américaine de Moron
- une syndicaliste américaine, indiquant: « Nous exigeons la fermeture des bases américaines dans le monde. »
- Au nom de la All Pakistan Trade Union, Rubina Jamil expliquera comment, depuis l’intervention militaire en Afghanistan, son pays est au bord de la dislocation
- Lucien Gauthier, au nom du Parti ouvrier indépendant, rappellera « la tradition de secteurs du mouvement ouvrier français qui ont lutté contre la sale guerre d’Algérie et pour défendre les droits du peuple algérien à l’indépendance nationale »
- Balla Konaré, responsable du parti malien Saadi, répondra en écho : « Nous ne confondons pas le peuple français avec le gouvernement impérialiste de France. »
- Diallo Abdoulaye, représentant de l’Organisation de l’unité syndicale africaine (OUSA, qui regroupe les organisations syndicales de cinquante-trois pays d’Afrique).
Le POI, c’est aussi l’Entente internationale des travailleurs et des peuples dont le POI est membre. Le POI pense qu’on ne peut gagner le combat dans son propre pays sans le relier aux combats des autres travailleurs et des autres peuples. Vous considérez que l’avenir est à la souveraineté de peuples libres et de leur fédération librement consentie ? Vous voulez en discuter ? Ce formulaire est fait pour vous. Prenez contact. Venez aux réunions ouvertes du POI.