Samedi 15 Juin, 80 000 enseignants ont manifesté à Lisbonne pour défendre l’école publique aux cris de « Professeurs unis », « Oui à l’emploi, non aux licenciements », « Il n’y a pas de progrès sans connaissance ».
Un préavis de grève est déposé par les deux principales fédérations syndicales enseignantes, la FNE-UGT et la FENPROF-CGT, pour ce lundi 17 Juin 2013, premier jour des examens terminaux dans l’enseignement secondaire.
Le Collège Arbitral a décidé de ne pas imposer de service minimum mais le gouvernement n’a pas changé le calendrier des examens et a procédé à la réquisition des enseignants. Le premier ministre, Pedro Passos Coelho, a même déclaré le 14 juin devant l’Assemblée de la République portugaise qu’il allait recourir à une instance supérieure pour vérifier la légalité de la décision émanant du Collège arbitral et qu’il s’engageait à faire changer la loi sur le droit de grève par sa majorité parlementaire afin d’imposer un service minimum.
Les enseignants sont confrontés, comme tous les fonctionnaires portugais, aux mesures imposées par la Troïka : l’augmentation de la durée de travail jusqu’à 40 heures hebdomadaires, la « mobilité spéciale » dans des zones coupant horizontalement le Portugal sur deux cents kilomètres, les « détachements à l’amiable » pour une « requalification professionnelle » qui - de l’avis syndical - sont « des antichambres du chômage », la suppression de 30 000 postes sur 700 000 fonctionnaires.