
La direction de Michelin a annoncé lundi un plan de restructuration de ses usines. Celle de Joué-les-Tours (Indre et Loire) est la plus touchée : 730 suppressions d’emplois sur 926 et arrêt de la production de pneus pour camions d’ici 2015. Les sites de Montluçon et de Noyelles-les-Séclin près de Lille sont également touchés par des restructurations. Le jour-même, des centaines de salariés se sont réunis dans la cour de l’usine à Joué les Tours.
Michelin a indiqué vouloir rationaliser sa production dans une situation où les ventes de pneus poids lourds ont baissé de 25 % en Europe depuis 2007.
Le groupe Michelin, un des trois géants mondiaux du secteur, a triplé le dividende distribué à ses actionnaires en 2012, mais considère que les investissements de 800 millions d’euros prévus en France doivent augmenter la compétitivité de ses usines, qui seront restructurées.
L’entreprise va ouvrir des négociations avec les délégués syndicaux le 26 juin, et pourra utiliser les dispositions de la loi sur la sécurisation de l’emploi (transposition de l’accord MEDEF-CFDT de flexibilité du travail), en particulier il sera proposé aux salariés concernés une mobilité sur deux autres sites.
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a dit que « du point de vue de la France, le global reste positif, mais du point de vue de Tours, c’est un grave problème ». Le ministre de l’Économie, Moscovici, a indiqué que les ministères concernés allaient « travailler ensemble pour que les chose se déroulent de la meilleure des façons ».