
Face à la contestation, qui ne faiblit pas malgré les appels du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan à l’arrêt immédiat des manifestations, celui-ci a multiplié débats télévisés et meetings toute la journée de dimanche.
Samedi, il a consulté les instances de son parti, l’AKP, puis le président du parlement. L’AKP a décidé de deux meetings samedi prochain à Ankara et dimanche à Istamboul, officiellement pour lancer la campagne des municipales en mars 2014.
C’est ainsi que l’AKP a donné pour consigne à ses partisans, s’adressant à la jeunesse, de la convaincre que la voie de la démocratie passait par les urnes.
Premier ministre, arrivé à Ankara hier en fin de journée, a appelé au respect de la démocratie, de la loi et du verdict des urnes. Pendant qu’il faisait son discours, la police dispersait à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau les manifestants rassemblés à quelques kilomètres de là, sur la place centrale d’Ankara aux cris de « Erdogan démission ». Des dizaines de milliers de Stambouliotes renforcés par les supporters des trois clubs de football de la ville se sont rassemblés place Taksim pour un concert et une réunion politique.
Les divisions s’avivent au sein du gouvernement, entre une tendance modérée incarnée par le président Gül, le vice-Premier ministre, le ministre de la culture, d’une part et, d’autre part, la tendance Erdogan.
Les proches alliés de la Turquie, Européens et Américains, continuent à critiquer la violence policière. Samedi, à New York, des Américains ont manifesté, dans la rue, leur soutien aux contestataires turcs.