L’INSEE n’a pas réussi à donner les dernières statistiques complètes de chômage

s'informerL’INSEE n’a publié jeudi, que le taux de chômage, sans préciser la répartition par sexe et âge ni les caractéristiques des conditions d’emploi, temps partiel et autres.

Cette défaillance résulte du sous-effectif des quelques 900 enquêteurs qui sondent 100 000 personnes chaque trimestre. Ils sont chargés de visiter 50 000 foyers réinterrogés tous les trois mois pendant un an et demi.

Les enquêteurs, jusque là payés à la pige, sont titularisés depuis le début 2013. Ils ne travaillent plus au-delà de 35 heures par semaine.

La reformulation du questionnaire pour répondre aux standards européens semble elle aussi aussi en cause, en augmentant la marge d’imprécision habituellement de 0,3 %.

Xavier Timbeau, directeur de l’Observatoire français des conjonctures économiques suppose qu’on a voulu faire des économies sans anticiper les conséquences, « il aurait fallu, soit faire des tests pendant plus longtemps, soit agrandir l’échantillon » dit-il.

Pierre Concialdi, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales s’inquiète car si « les chiffres du chômage, élément important du débat social, connaissent des ratés, cela soulève des questions ».

En 2007, peu de mois avant la présidentielle, l’INSEE avait reporté la publication de l’enquête emploi à l’automne, en raison « d’incertitudes techniques », déclenchant une polémique sur la sous-évaluation du chômage.

Le taux de chômage publié, de 10,4 % en métropole, soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédent est fiable a assuré Fabrice Lenglart, directeur des statistiques démographiques et sociales.

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Catégories: CHOMAGE

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