Le projet de loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche a été adopté en commission à l’Assemblée nationale dans la nuit de mercredi à jeudi. Venant après la loi sur les « libertés et responsabilités des universités » (LRU) instaurant l’autonomie, ce projet prévoit la fusion d’établissements supérieurs, d’organismes de recherche, d’acteurs socio-économiques et de collectivités territoriales.
Il organise également la fin des filières disciplinaires, remplacées par des parcours à choix dans le cadre de « champs » et la fin des diplômes nationaux, ceux-ci étant délivrés par le conseil d’administration de chaque université.
Quant à la recherche, Mme Fioraso se prononce pour le transfert progressif de la recherche publique vers le privé. Elle a lancé un appel d’offre, via l’Agence Nationale de la Recherche, pour financer cent laboratoires communs avec des entreprises françaises.
La Conférence des présidents d’université des 15 et 16 mai 2013 soutient le projet avec réserve, tout en rappelant son hostilité à la régionalisation.
Les syndicats (FSU, CGT, FO et Solidaires) et les collectifs « Sauvons la recherche » (SLR) et « Sauvons l’université » (SLU), appellent à une « journée nationale de grève et de manifestations » le mercredi 22 mai, jour de l’ouverture, à l’Assemblée nationale, des débats sur le texte présenté par la ministre, texte dont ils demandent le retrait.
Seule l’UNEF apporte son soutien à la ministre qui, présente à son congrès, a promis d’intervenir auprès de Bercy pour l’octroi d’aides fiscales aux étudiants.
A lire dans l’ édition de notre hebdomadaire du 23 mai alors que débute le 22 mai la discussion à l’Assemblée nationale du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche
- Sa “cohérence globale ne pourra pas être améliorée par des amendements” déclare le responsable du SNTRS-CGT
- Un nouvel article du projet de loi préconise la mobilité des chercheurs et des enseignants-chercheurs vers les fondations et les laboratoires privés
- Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales met l’Institut Pasteur dans la tourmente