La Bolivie est à son quatrième jour de grève générale. Ce mouvement de grève a été lancé au début de la semaine par la Centrale ouvrière bolivienne (COB), principal syndicat ouvrier de Bolivie, pour obtenir la mise en place d’une retraite égale à 100 % des derniers salaires (le gouvernement proposant 70 % ), ainsi que pour des augmentations salariales supérieures aux 8% promises par les autorités.
Durant ces quatre derniers jours de grève, des affrontements ont eu lieu avec la police et 367 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement (à ce jour 300 ont été libérées et 37 "remises à la justice"). Le gouvernement bolivien a appelé mercredi les mineurs à reprendre le travail, le blocage de la mine causant selon lui "des pertes quotidiennes de 500.000 dollars" au pays. Il s’est également adressé au dirigeant de la COB, Luis Delgado, pour discuter des modalités d’une "proposition qui ne mette pas en péril le système de pensions de retraite ".
La grève est en particulier suivie par les 5 000 mineurs de la principale mine d’étain de Bolivie, celle de Huanuni, dans la région d’Oruro. Des barrages routiers avaient par ailleurs été installés dans tout le pays, des centaines de grévistes bloquant en particulier la route reliant La Paz aux villes d’Oruro et de Cochabamba.