Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a annoncé vendredi, de nouvelles coupes dans les dépenses publiques. Parmi elles, le report de l’âge du départ à la retraite à taux plein à 66 ans pour les fonctionnaires, l’allongement du temps de travail de 35 à 40 heures et la suppression de 30 000 postes, par des départs volontaires, sur les 700 000 existants.
Ces mesures représentent des économies de 4,8 milliards d’euros d’ici 2015, dont 1,3 milliard de mesures d’austérité prévues au budget de l’État en 2013 mais invalidées le 5 avril par le Tribunal constitutionnel.
Il s’agit de respecter les objectifs fixés par la troïka (Union européenne [UE], Front monétaire international [FMI] et Banque centrale européenne [BCE]) de réduction du déficit public à 5,5 % du PIB en 2013, à 4 % en 2014 et à 2,5 % en 2015, en dessous du seuil des 3 % défini par les traités européens.
Le Portugal pourrait ainsi obtenir une nouvelle aide de 2 milliards d’euros sur les 78 milliards du plan de sauvetage accordé par l’UE et le FMI en mai 2011 et l’allongement de la durée de remboursement des prêts obtenus, facilitant son retour sur les marchés financiers.
Le Premier ministre ne veut pas augmenter les impôts pour « ne pas compromettre les perspectives de récupération économique, de l’emploi et de l’investissement ».
Il en appelle au dialogue avec le patronat et les syndicats, et surtout avec le Parti socialiste qui, de son côté, réclame un arrêt de la politique de rigueur et la renégociation du mémorandum que lui-même avait négocié et signé en 2011 lorsqu’il était au pouvoir.