Spectaculaire cacophonie au PS à propos des relations franco-allemandes

s'informerC’est sur la scène publique que les déclarations contradictoires de responsables du Parti Socialiste (PS) se sont succédé ce week-end, après que le Président PS de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a déclaré jeudi dernier qu’il fallait envisager une « confrontation » sur la politique de rigueur budgétaire prônée par l’Allemagne.

Bien que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ait réagi dès samedi par un tweet soulignant que « l’amitié franco-allemande est indispensable », la polémique a repris de plus belle.

Benoît Hamon, ministre de la Consommation est revenu à la charge en déclarant dimanche au journal britannique The Observer que « seule Merkel, soutenue par quelques pays du nord, croit que l’austérité marche […] alors que le rejet de l’austérité dans l’opinion est désormais partagé par la plupart des dirigeants et des économistes ».

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur a quant à lui déclaré au quotidien Le Parisien paru ce matin que « ces propos […] risquent de mettre en très grande difficulté la relation historique entre nos deux pays, essentielle pour l’avenir de l’Union Européenne ». Pour Michel Sapin, ministre du Travail, s’exprimant dans le « Grand rendez-vous » d’Europe 1, « il ne s’agit pas de se confronter avec un pays, ce qui ramènerait aux pires images du passé ».

Dans un communiqué commun publié ce matin, Jean-François Copé et François Fillon « dénoncent la responsabilité personnelle » du président François Hollande « dans la dégradation continue et consternante de la relation franco-allemande ».

filet pointilles gris

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"Austérité en France, La faute à Merkel?"

C’est la question posée à la une du numéro d "Informations Ouvrières" daté du 3 mai, suivie de la réflexion suivante: "Le gouvernement Hollande, qui fait voter l’accord sur la flexibilité (ANI), qui coupe dans les services publics, qui organise la décentralisation, n’y serait donc pour rien !"

On lira également dans ce numéro de notre journal une revue de presse montrant que Hollande revendique la rigueur. "C’est un fait : ce n’est pas Angela Merkel qui a transmis à Bruxelles le programme de stabilité du gouvernement français, dans lequel François Hollande s’engage à 14 milliards d’euros de coupes supplémentaires l’an prochain, en s’attaquant aux retraites et aux allocations familiales", commente l’auteur de cette revue de presse.

La revue de presse mentionne également le fondateur de la Gauche populaire (un courant du PS), l’un des initiateurs de la croisade anti-Merkel, qui dit sa vérité au Figaro(27 avril) : « Le chemin de la réduction des déficits a été pris. Il n’est pas question de mettre au second plan cet objectif. » Et il ne laisse planer aucune illusion quant à la « réorientation de l’Europe » qu’il réclame, lui comme d’autres

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Catégories: POLITIQUE

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